Cher espoir

Cela fait bien longtemps que tu fais partie intégrante de moi-même. Cependant, je te perds si vite, si facilement. Un rien, un détail, un claquement de doigt, un pas dans une autre direction et tu t’envoles. Et puis d’un autre côté, il suffit souvent d’un seul regard, d’un sourire ou d’un mot pour que tu reviennes et remplisse mon cœur de joie et de confiance en l’avenir.

J’aimerais pourtant que tu sois toujours là. Lorsque je te perds, la joie s’en va avec toi. Quand tu t’en vas, ma paix se fragilise et une lente résignation mêlée de tristesse m’envahit.

Tu es si précieux, Espoir, si important. Reste-là. Reste avec moi. Permets-moi d’y croire. Aide-moi à voir au-delà de ce que je vois.

Avec toi, je peux persévérer, je peux être forte et patiente, je peux me surpasser. Mais si tu disparais, ô cher Espoir, alors je n’y arrive plus. Mes rêves deviennent flous et laissent de plus en plus de place aux doutes qui grandissent encore et encore.

S’il te plaît Espoir, ne pars pas. Je m’accroche à toi. Je me blottis contre toi. Je me cache derrière toi et je suis alors prête à affronter tous ces doutes, toutes ces questions sans réponses, tous ces « pourquoi » interminables, toutes ces raisons de t’abandonner.

Si tu es là, alors je ne renoncerai pas et je sais que tu m’aideras à y croire et à persévérer.

Espoir, tu es si important, si nécessaire pour moi, mais tu es fragile. Je ne veux pas que tu dépendes de mes circonstances, de ce que je vois ou ne vois pas. Je ne veux pas que mes doutes viennent remplacer ma foi. Je ne veux pas que mes craintes viennent bannir ma paix. J’ai besoin de toi pour avancer, mais par pitié, ne me trompe pas. Ne me laisse pas croire en des choses qui ne sont pas pour moi.

Pour cela, cher Espoir, tu dois devenir quelqu’un. Tu dois devenir Jésus. Il est toujours là, il est vrai et il ne trompe jamais. Il encourage. Il donne. Il aime. Il me fait regarder vers l’avenir avec joie et sérénité malgré la noirceur de la situation, malgré ces circonstances dites « sans espoir ».

Tu sais, les médecins nous ont dit qu’il ne fallait plus espérer, qu’il n’y avait plus d’espoir. C’est si dur d’entendre cela… Mais ce qu’ils ne savent pas c’est que l’espoir… Il est déjà en nous.

Si l’espoir avait un nom, le voilà. Jésus. Il me permet d’y croire et de garder confiance quoi qu’il advienne.

Jésus, sois mon espoir, et je sais que je ne te perdrai pas.

4 réflexions sur “Cher espoir

  1. Chère Alexandra,

    Merci pour ce partage et pour tous les autres textes partagés sur ce blog. C’est magnifique comme tu réussis à faire des mots des alliés de l’expression de ton cœur ! Shalom précieuse sœur en Jésus-Christ (et plus en message privé).

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